Serait-ce la Margiela Week ? Rendez-vous entre archives explorées et mise en flacon de nos émotions…
Si il y a une maison qui réaffirme sa position au rang d’objet d’art, c’est bien Maison Margiela. Un show à Shanghai hier, accompagné de plusieurs ateliers retraçant l’histoire de la Maison dans différentes villes du monde et une nouvelle collection de Haute Parfumerie : il semblerait que Margiela domine les tabloïdes.
L’intersectionnalité comme manifeste créatif
Au cœur d’un entrepôt labyrinthique et en clôture de la semaine de la mode à Shanghai, les mannequins masqués défilent mêlant Haute-Couture et prêt à porter. On le sait, la mode aime catégoriser les choses : collections hommes / femmes, couture / prêt-à-porter… Ici Maison Margiela met l’accent sur l’intersectionnalité. On raconte une histoire, celle d’une maison riche et créative en ouvrant leurs fameux “folders”. Glenn Martens envoie valser les codes pour se concentrer sur ce qui a toujours été très cher à Martin Margiela et ce qui est le plus important : le vêtement. Il semblerait que cette Maison Margiela Week soit marquée par la nouveauté puisqu'il s’agit également du premier défilé de la maison hors de Paris.
Scentsorium ou l’expression olfactive des émotions brutes
Artisanal, la collection Haute-Couture de la maison, s’offre une nouvelle traduction olfactive et se transforme en Scentsorium. Cette nouvelle ligne est conçue pour capturer la force viscérale des émotions brutes. On y retrouve le concept d’Ex-Motio : le laboratoire des sentiments humains où les émotions les plus fondamentales et les plus contrastées sont distillées en six chapitres olfactifs radicaux. Conçue avec une précision chirurgicale et présentée dans un flacon « Heirloom » délibérément fracturé et bourré de références à la Maison, la collection célèbre la beauté de l’imperfection et le passage du temps, des thématiques plus qu’incontournables dans l’univers Margiela.